LES VREGENS

Les enfants aussi

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Rage, colère, et même haine, oui. Ces gens-là, je les hais. Ils sont bien pires que la droite la plus rance : ils prétendent représenter la gauche et l’humanisme.

Parce que je me rappelle les beaux discours du petit gros qui habite désormais l’Elysée…

Le candidat François Hollande écrivait en effet, le 20 février 2012 : « je prends un engagement : celui de refuser la rétention des enfants. » …

Ouais.

Le ouèbe abonde en description de la triste réalité « socialiste », par exemple sur le site de la Ligue des droits de l’homme :

Enfants en rétention

Le summum a été franchi tout récemment :

Fanta, trois ans et demi, cinq jours en rétention.

Oui, vous avez bien lu. Une petite fille de trois ans, seule, en rétention, à Roissy… en France … « socialiste ». Et pas un mot dans les « grands médias »…

Comme en juillet 42, finalement, où la police française avait reçu des ordres : les enfants aussi.

Pendant ce temps, le gars qui nous sert de premier sinistre emmène ses propres gosses à Berlin pour voir un match de foot, pour la modique somme de  plus de 14000 euros.

D’argent public, évidemment.

Parfois, j’ai vraiment envie de :

Pique

 

Qui a peur du grand méchant loup ?

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loup

J’ai lu ce matin un billet sur Médiapart, signé par une dénommée Françoise Degert, intitulé « Attaque de loups sur un adolescent dans les Alpes « .

J’avais a plusieurs reprises réagi à sa prose quand j’étais abonnée, mais je vous rassure, elle n’a pas beaucoup varié. En gros,  sans le dire tout en le disant quand même, le message est toujours le même  : « Mort au loup ! »

Pour votre gouverne, car autant savoir qui parle pour apprécier, voici qui est cette dame. 

Ores, doncques, reprenant l’article paru récemment dans  La Provence, elle raconte la mésaventure d’un pauvre adolescent, attaqué sauvagement ce week-end par une meute de loups.

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Elle cogne évidemment sur toutes les assos de défense du loup, et en particulier Ferus, qui feraient rien qu’à mettre en doute la version de l’attaqué (sauvagement)  :

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Souvenirs de l’école d’avant

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Ce matin en buvant mon café, je lisais le dernier numéro du Diplo, et notamment l’article de Gilles Balbastre, C’est toujours la faute à l’école.

Il causait, évidemment, de ce qu’était devenue « l’école républicaine » dans les quartiers, tout ça sous un gouvernement « socialiste ». Et bien sûr, des réactions – paroles divines reprises en chœur par les médias – de nos bons ministres à la suite des attentats de janvier, l’école étant censée réhabiliter et plus vite que ça « ses rites » et « ses symboles »(hymne national, drapeau, devise…)

Ça m’a fait penser aux écoles militaires, à la levée des couleurs au son du clairon, au merveilleux livre d’Yves Gibeau Allons z’enfants, à Pétain (Travail, Famille, Patrie) et aux scouts, et à Zéro de conduite.

zŽro de conduite 1933 rŽal : Jean Vigo Collection Christophel

Zéro de conduite
1933
 Jean Vigo

Et puis, Gilles Balbastre raconte ses rencontres avec les professeurs de ces établissements réputés « difficiles », à Roubaix, et à Marseille. Dans mon lycée à moi, le Lycée Saint-Exupéry (baptisé Lycée Nord). Il fut le lycée de Gabrielle Russier, que tout le monde a oublié aujourd’hui. Il fut aussi celui de « la meilleure classe de Marseille » (la mienne, si, si) devant le lycée des riches (le Lycée Thiers, si bien nommé, en plein centre ville). Preuve que les enfants de pauvres peuvent faire aussi bien que les autres, sinon mieux. Même sans le matraquage sur la défense des « valeurs de la République ».

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Je suis l’auteur(e) de L’Insurrection qui vient

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Pour la défense du droit de dire qu’il faut transformer le monde. Comme souvent par le passé, cela ne se fera probablement pas dans le strict respect de ses lois et règlements, à l’instar de ce que rappelle l’Histoire. Soyons nombreux à dire :

JE SUIS L’AUTEUR DE « L’INSURRECTION QUI VIENT »

Le parquet du tribunal de grande instance de Paris vient de demander le renvoi en correctionnelle de huit personnes, dont trois pour actes de terrorisme, dans l’affaire dite « de Tarnac ». Une affaire lancée voilà sept ans par une opération à grand spectacle qui avait vu les forces de l’ordre cagoulées se déployer autour d’une « épicerie tapie dans l’ombre ». La défense pugnace des mis en cause et quelques enquêtes sérieuses ont permis depuis longtemps à tout un chacun de comprendre qu’il s’agissait d’une opération de communication du pouvoir sarkoziste de l’époque. Une opération que, par esprit de corps, la police et la magistrature, avec l’appui du personnel politique au pouvoir aujourd’hui, n’ont pas voulu démentir. Et quel pouvoir peut-il, de nos jours, se passer de l’antiterrorisme, ne fût-ce que pour remonter brièvement dans les sondages ?

Dans le récent réquisitoire, un acte de sabotage présumé, qui ne pouvait en aucun cas entraîner de dégâts humains, qualifié d’ordinaire comme « acte de malveillance » est devenu un acte cherchant à imposer une idéologie « par l’intimidation et la terreur ». Pour effectuer cette transmutation, le parquet s’appuie sur un livre : « L’insurrection qui vient », ouvrage dont, tout en reconnaissant qu’il est le fruit d’un travail collectif, l’accusation décide arbitrairement que Julien Coupat est « la plume principale ». Et cela, contre les déclarations réitérées de l’intéressé. L’enjeu, pour les magistrats, est de créer une figure de chef, tant il leur est difficile d’imaginer une pratique politique qui s’en passerait.

Que des juges s’attribuent ainsi la compétence d’entrer dans le délicat travail de l’écriture ne peut laisser indifférent ni un auteur ni un lecteur de livres. Cela laisse d’autant moins indifférent quand on considère que l’intimidation des populations est la politique réellement poursuivie par tous ceux qui pratiquent le chantage au chômage pour imposer la paix sociale, et que la dénonciation de la « terreur » cache de plus en plus mal les pratiques proprement terrifiantes des forces armées « démocratiques » dans nombre de théâtres d’opérations extérieurs.

« L’insurrection qui vient » est avant tout un ouvrage, discutable et discuté, critiquant la société capitaliste. La liberté d’expression ne saurait se limiter au « droit au blasphème » : qu’un livre politique devienne la pièce centrale d’un procès où de lourdes peines de prison sont encourues, prouve de manière irréfutable qu’il s’agit bien d’un procès politique.

Nous avons le droit de dire qu’il faut transformer le monde. Nous avons également le droit de dire que, comme souvent par le passé, à l’instar de ce que rappelle l’Histoire, cela ne se fera probablement pas dans le strict respect de ses lois et règlements. Traiter en « terroriste » ce qui a trait à la révolution, ou du moins à sa possibilité, est de très mauvais augure. D’ailleurs, cela n’a pas porté chance à un Ben Ali ou un Moubarak.

« L’insurrection qui vient » est une expression parmi bien d’autres d’un courant de critique de la civilisation capitaliste. Si ses positions sont discutables, c’est toujours du point de vue de cette entreprise multiforme de critique du vieux monde dans laquelle je me reconnais et qui n’appartient à personne.

C’est pourquoi il me semble important de passer enfin aux aveux : le véritable auteur de L’Insurrection qui vient, c’est moi.

Premiers signataires :

Miguel BENASAYAG, philosophe, écrivain, psychanalyste
Jean-Claude BESSON-GIRARD, peintre, écrivain, fondateur d’Entropia
Jean-Christophe BROCHIER, éditeur
Jean-Pierre BOUYXOU, journaliste, écrivain, réalisateur
François CUSSET, historien, écrivain
Alessandro DI GIUSEPPE, militant antipub, comédien
Valerio EVANGELISTI, écrivain
Noël GODIN, entarteur, écrivain, acteur
Gunter GORHAN, philosophe, juriste
Dominique GRANGE, chanteuse
Thierry GUILABERT, écrivain, chroniqueur Le Monde Libertaire
Eric JOUSSE, Netoyens
Alain JUGNON, philosophe, écrivain
Stathis KOUVELAKIS, philosophe, comité central de Syriza
Bernard LANGLOIS, journaliste, fondateur de Politis
Michel LEPESANT, philosophe, Mouvement des objecteurs de croissance
Jérôme LEROY, écrivain
Maximilien LUTAUD, potier
Stéphane MERCURIO, cinéaste
Fabienne MESSICA, consultante, sociologue
Jean-Henri MEUNIER, réalisateur
Gérard MORDILLAT, romancier, cinéaste
Flavien MOREAU, dessinateur, journal satirique Zélium
Frédéric NEYRAT, philosophe
Yves PAGÈS, écrivain, éditeur
Christiane PASSEVANT, journaliste, Radio Libertaire
Didier PORTE, journaliste, chroniqueur, humoriste
Serge QUADRUPPANI, écrivain, éditeur, chroniqueur
Jean-Marc RAYNAUD, écrivain, fondateur des Editions Libertaires
Camille ROBERT, réalisatrice
Denis ROBERT, journaliste, réalisateur
Jean-Jacques RUE, journaliste, cinémas Utopia
SINÉ, dessinateur, fondateur de Siné Mensuel
Maud SINET, journaliste, correctrice
Yannis STEFANIS, revue Apatris Héraklion
TARDI, dessinateur
Grigoris TSILIMANTOS, free social space Mikropolis, AK

Samuel WAHL, journaliste, revue Cassandre/Horschamp
Dror WARSCHAWSKI, chroniqueur, chercheur au CNRS
Yannis YOULOUNTAS, philosophe, écrivain, réalisateur

A lire : L’interview de Julien Coupat

Source : Fesse de bouc

et à l’initiative de Yannis Youlountas.


 

 

 

 

Written by Gavroche

5 juin 2015 at 15 h 13 min

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Quel monde merveilleux

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Des fois, y’a de quoi s’interroger … Mais à quoi (qui) servent les politiques ?

On est allés en Charente samedi dernier, et ça nous a bien plu. Parce que ça y est, on a trouvé notre petite maison dans la prairie. Enfin dans les bois : eucalyptus (si, si, moi qui croyais que c’était exotique) chênes et pins. Et grand potager (va falloir que je m’y mette vraiment) verger (prunes, pêches) et même une vraie serre. Cerise sur le gâteau, j’ai aussi obtenu le tracteur qui va avec. Je m’imagine déjà chevauchant la bête (et ne riez pas, bande de nazes).

 

c'est là

Mais pour y aller, boudi-ouh (comme dit ma voisine) un vrai calvaire.

Prendre des petits bouts d’autoroutes (Vinci) hors de prix, traverser les zones commerciales (Carrouf, Bricomachin, Cuisines Membalpa) autour de toutes les villes, même petites… Une forêt aussi donc, mais beaucoup moins poétique, de néons, de panneaux publicitaires, d’enseignes moches. Le tout ponctué de ronds points (faut bien faire bosser Bouygues et les copains du coin pour être réélu)

C'est beau une ville le jour

Allez vous y retrouver là-dedans, hein, quand vous cherchez juste bêtement à aller d’un point à un autre… Et à lire les panneaux routiers au milieu de tout ça : orientés dans le mauvais sens, ou carrément absents. Indiquant le supermarché Machin ou la direction de Tombouctou quand vous voulez seulement savoir où est le centre ville ou le prochain village. Quand les routes changent brusquement de nom, la 812 devenant soudainement la 314…

Tout ça m’a fait penser à nos élus et ceux qu’on appelle encore les « politiques » confortablement installés dans leurs ministères, cabinets de « consultants » et autres conseils généraux-régionaux.

S'il n'y avait que l'Elysée

S’il n’y avait que l’Elysée

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Le cimetière des éléphants

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Bizarre, la vie et le temps qui passe. Vieillir, finalement, c’est surtout se retrouver le cœur cousu de multiples cicatrices.

Comme certains d’entre vous le savent déjà, banale histoire de pognon oblige, de dèche permanente et usante, je quitte mon ciel lotois pour d’autres horizons. J’y laisse ma maison de pierre blanche, j’y laisse les chevreuils qui viennent tout près, protégés qu’ils sont par le refuge « sur mes terres », et j’y laisse les centaines d’oiseaux que je nourris l’hiver (et même souvent le reste de l’année).

Mais j’y laisse aussi quelques souvenirs, et peut-être est-ce cela le plus difficile.

Les souvenirs des beaux jours, du printemps qui explose, de l’odeur de l’herbe fraîche, des lilas et des seringas, ceux des couchers de soleil sur la vallée, du chant de l’engoulevent entre chien et loup, mais aussi le souvenir de mes amis à quatre pattes que je vais devoir abandonner.

Calypso

Calypso

Basile

Basile

Linus

Linus

Copain

Copain

Bonhomme

Bonhomme

Tess

Tess

et aujourd’hui, mon vieux Titi. Mon vieux copain quinze ans durant.

Du temps de sa belle jeunesse

Du temps de sa belle jeunesse

Titi, c’est un voisin anglais de Marseille qui me l’a refilé. Ou plutôt, je le lui ai fauché, vu que ce con là, il voulait le laisser à la SPA.

Faut dire que c’était pas un « beau chien », notre Titi, pas de race déterminée ni rien, juste un vrai bon vieux corniaud des familles. Intelligent, mais surtout tellement gentil. Pas une once de méchanceté dans ce petit bout de chien. Et discret. Des fois, c’est simple, on l’oubliait. Alors, il se couchait devant la porte, et il attendait qu’on se souvienne.

Premier hiver dans la campagne lotoise

Premier hiver dans la campagne lotoise

Mon Titi

Mon Titi

Titi en 2010

Titi en 2010

Et en 2013

Et en 2013

Du coup, vivre avec lui, ben j’ai jamais regretté. Que du bonheur. Jamais un aboiement plus haut que l’autre,  juste des câlins et des coups de museau pour avoir une friandise. Collé à moi, qu’il était. Me regardant de ses doux yeux pleins d’un amour absolu. Pourquoi j’aime les bêtes ? Parce qu’elles ne calculent pas. Parce qu’il n’y a en elles aucune méchanceté.

L’autre jour, un chevreuil dormait dans l’un des carrés du potager. Quand il a vu notre Titi, il est juste allé se recoucher un peu plus loin, sous le vieux pommier. Titi, lui, l’a laissé tranquille.

La sieste du chevreuil, mai 2015La sieste du chevreuil (mai 2015)

Et puis, l’âge venant…  Mon pauvre vieux chien. Quinze ans, plus de dents, un œil aveugle, mal partout, mal aux reins, mal au dos, amaigri, le cœur fatigué de battre, les promenades de plus en plus courtes, la station debout chateaubranlante, et depuis trois semaines, totalement incontinent. Plus envie de manger non plus. Baignant dans son pipi, malgré les soins, et surtout très malheureux, même s’il ne se plaignait jamais.

Et il y a deux jours, prémonitoire, il s’est laissé enfermer dans une remise par la voisine. J’étais sûre qu’il était parti de son plein gré, au cimetière des éléphants. Comme s’il savait.

 

L'an dernier

L’an dernier

Plus envie, il avait.  Et nous, on voulait pas lui imposer une totale déchéance. Alors on l’a aidé à partir, tranquillement.

Titi est parti rejoindre ses potes chats et chiens cet après-midi. Là-haut, j’espère qu’il y a un paradis, où la maladie n’existe pas,  ni la vieillesse, un paradis plein de souris, de nonosses, de belles gonzesses chien bien gouleyantes, et de prairies pour courir oreilles au vent.

 

Written by Gavroche

19 mai 2015 at 16 h 12 min

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Piketty : un capitalisme sans Histoire et « à visage humain »

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J’ai lu cette semaine l’article de Lordon dans le Diplo, à propos du dernier pavé (1000 pages !) de Thomas Piketty, modestement et sobrement intitulé Le capital au XXIème siècle, que j’avais commencé à lire, si, si, et qui m’est tombé des mains, tellement ce qu’il écrit est finalement convenu, et …

Sans dangersans danger

J’avoue que d’emblée, moi, je me méfiais, et de Piketty (se rappeler d’où il vient, où il écrit, et quels sont ses amis politiques) et de cette espèce d’unanimisme de la presse déchaînée autour de son livre, gage en soi de totale innocuité, comme pour tout ce qu’elle choisit de célébrer passionnément.

Comme le dit Lordon avec ironie, il faudrait vraiment que « le monde ait changé de base » pour que Libération, L’Obs, Le Monde, L’Expansion et aussi le New York Times, le Washington Post, etc., communient à ce degré de pâmoison en quoi que ce soit de sérieusement dérangeant.

On ne saurait mieux dire.

Et puis tiens, l’article, le v’là. Espérons que M’sieu Lordon me pardonnera de diffuser et de partager ses analyses sans son autorisation. C’est moi qui ait souligné certaines phrases en gras. C’est qu’il dit beaucoup mieux que moi ce que je pense.

Et n’oubliez pas, si vous pouvez, d’acheter Le Diplo. C’est bien le seul aujourd’hui à faire entendre une voix un peu discordante.

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