LES VREGENS

L’Institut Montaigne, indépendant, vraiment ?

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La presse déchaînée,  suivie par les politiques de tout bord, se gargarise depuis quelques jours à propos du «rapport sur l’islam français» pondu par l’institut Montaigne, dont le lien originel (même si le « rapport », n’est lui, pas très original dans ses conclusions) est ici :

Un islam français est possible

L’auteur de ce rapport, comme il se doit « issu de l’immigration », est un illustre inconnu, un musulman « discret » comme on les aime par chez nous. Son CV est pourtant impressionnant :

Hakim El Karoui / Auteur

Normalien, agrégé de géographie, Hakim El Karoui a enseigné à l’université Lyon II avant de rejoindre le cabinet du Premier ministre en 2002, où il était chargé de ses discours. Après un passage à Bercy, il rejoint, en 2006, la banque Rothschild où, avec Lionel Zinsou, il anime la practice Afrique. En 2011, il rejoint le cabinet de conseil en stratégie Roland Berger où il est co-responsable de l’Afrique et du conseil au gouvernement français. En 2016, il fonde sa propre société de conseil stratégique Volentia. Hakim El Karoui est aussi essayiste (il a publié trois livres chez Flammarion qui traitent de questions économiques et géopolitiques) et entrepreneur social (il a créé le club du XXIème siècle, les Young Mediterranean Leaders et est avec Bariza Khiari à l’origine de « l’appel des 41 », paru le 31 juillet 2016 dans le JDD). 

Comme on le voit, le monsieur pratique allègrement le mélange des genres. Une pincée de politique (de gauche ou de droite, ça n’a apparemment pas beaucoup d’importance) un zeste de banque, et des livres traitant de stratégie politique et économique.

Quant au « Club du XXIe siècle » dont il serait l’un des instigateurs, il a un certain nombre de « sponsors » :
sponsors

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Written by Gavroche

27 septembre 2016 at 15 h 36 min

Le chasseur

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Chouette, les copains, demain, c’est « l’ouverture ».

Je suis jouasse !

Déjà, au printemps, avec les potes, on avait été entraîner les chiens à déterrer les blaireaux et les renards, c’était génial. Comme ils couinaient, les bestiaux… ! Et les chiens adorent bouffer les petits, toujours ça d’économisé pour leur gamelle.

Pis cet été, vu que c’est permis, rapport aux nuisibles, j’avais déjà ramené un chevreuil, et deux marcassins. L’avait fallu dézinguer aussi la mère, cette salope voulait pas qu’on les approche. Mais elle s’est barrée, et les clébards, ces cons, l’ont pas retrouvée. Elle a du crever quequ’ part, bien fait pour sa gueule. Bien la peine qu’on les nourrisse avec notre grain, ces saloperies, aucune reconnaissance, hein.

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Written by Gavroche

10 septembre 2016 at 11 h 02 min

Ce que me dévoile « NIQAB HORS-LA-LOI »

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Dans le roman de John Irving « Je te retrouverai », le personnage principal fait une cure psychanalytique. Et ce qu’il a à dire est très compliqué à raconter. Comme il ne sait pas par où commencer, l’analyste lui dit simplement : « Chronologiquement ». Donc je vais essayer de dire chronologiquement les choses. Lire la suite »

Written by zozefine

28 août 2016 at 15 h 27 min

Publié dans Non classé

Billet méchant, mal poli et politiquement incorrect …

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… mais qui soulage.  Et puis, dans cette époque morose, faut bien se marrer un peu quand on en a l’occasion.

Il n’était pas arrivé depuis une heure que je savais déjà que j’avais fait une erreur monumentale. Une énorme connerie.

Un fâcheux, un importun, un pique-assiette, une sangsue, un parasite, doublé d’un feignant, d’un radin pathologique, d’un ado attardé, mythomane, goinfre, hypocondriaque, et auto-centré. Un boulet.

Déjà, il est arrivé (en principe) pour « nous rendre une petite visite » et on découvre que surprise ! … il reste toute la semaine, ce sont ses vacances « aux frais de la princesse » (la princesse, c’est nous). C’est qu’il a des rendez-vous blablacar, pas question pour lui de raquer pour l’essence et les péages. Pour le retour dans ses pénates, il attend donc gentiment son rencard … chez nous.

Et oui, c’est un radin, un pingre, un grippe-sou (et pas seulement pour le pognon)  : même pas une bouteille à nous offrir, histoire qu’on se bourre la gueule pour oublier qu’il est là.

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Written by Gavroche

23 août 2016 at 11 h 59 min

Le blanchiment des troupes coloniales

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J’ai regardé dernièrement un documentaire intitulé Le blanchiment des troupes coloniales.

Je ne connaissais pas du tout cette histoire.

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Elle commence à l’été 1940, au moment où De Gaulle cherchait à rallier des troupes pour constituer une armée, afin de devenir un partenaire crédible auprès des britanniques.

C’est Leclerc (lequel a rejoint De Gaulle à Londres dès la fin juillet 1940) qui va s’y coller, en ramener dans son giron les troupes coloniales de l’ Afrique Equatoriale Française dont la capitale, Brazzaville, va vite devenir celle de la France Libre.

Dans les débuts, et pratiquement jusqu’en 1944, les 2/3 des Forces Françaises Libres seront composées de troupes coloniales, et notamment africaines, ceux qu’on appelait les « les tirailleurs sénégalais ».

A ce moment là, même si les pères de certains d’entre eux avaient déjà participé à la boucherie de 14 et qu’ils suivirent leur exemple, la plupart furent recrutés un peu contraints et forcés. La promesse d’être nourris, habillés, et celle d’une solde qui permettrait de faire vivre leur famille, en ont décidé le plus grand nombre. Dans leur grande majorité, c’étaient des paysans, qui n’avaient même jamais vu un camion, un pistolet mitrailleur, et encore moins un char. C’est aussi à cette époque qu’ils participèrent aux « grands travaux » pour préparer la guerre, et notamment construire des routes, et récolter le caoutchouc pour équiper les armées alliées. Ce n’était pas de l’esclavage, dit l’historien canadien Eric Jennings (il n’y avait pas de « traite ») mais du travail forcé, certainement.

Construction de routes, été 1940

Il faut dire qu’au début de la guerre, les FFL étaient sous-équipées, leur seule richesse étant ces hommes venus des colonies.

La première victoire de la France libre, ce sont eux qui la remportèrent, à Koufra en Lybie. Dans les conditions qu’on imagine.

1er mars 1941 Koufra

L’année suivante, en 1942, la colonne Leclerc effectua une série de raids en direction du Fezzan (en Libye). En 1943, le Fezzan est conquis et la colonne Leclerc fait sa jonction avec la 8e armée britannique qu’elle accompagne dans la campagne de Tunisie en s’illustrant notamment à Ksar-Rhilane.

Beaucoup plus tard, en 1943, les américains entrent dans le jeu. C’est le moment ou va être officiellement créée la fameuse « Deuxième DB ».

Et là, le ton change. C’est la première étape du « blanchiment ». Car pour les américains, pas question de conserver des noirs dans une division blindée. Ils sont « inaptes à utiliser le matériel de la guerre moderne ». Ils seront certes déguisés en GI, mais resteront de simples troufions. Seuls les blancs seront admis aux plus hautes fonctions.

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Written by Gavroche

14 août 2016 at 10 h 23 min

Des bruits de guerre

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Je me faisais la réflexion il y a quelques jours.

L’ambiance devient délétère dans l’ancien pays des droits de l’homme. Celui de 1789, celui de la Commune.

Aujourd’hui, il plane comme des miasmes des années 30.

Je ne regarde plus du tout la télé, je lis assez peu les journaux (sauf le Diplo et Fakir, on ne se refait pas) mais les quelques fois ou je tombe sur des liens du Figaro (encore là, ça paraîtrait presque « normal », c’est le journal de Dassault, et il est à droite depuis toujours) mais de l’Obs ou de Libé (journaux « de gauche », qui certes, appartiennent désormais à des milliardaires), et quand, outre l’article lui-même, je lis aussi les commentaires, je me dis qu’on est mûrs.

Et c’est vrai aussi sur Médiapart, pourtant estampillé de gauche et indépendant.

Médiapart où les blogs commerciaux se multiplient sans que personne ne moufte. Drôle de conception du participatif. Consommez, consommez (enfin, ceux qui peuvent) surtout ne pensez pas, c’est les vacances…

Y’a plus qu’à tomber. Dans la dictature. Dans la haine. Et même dans la guerre. Et pas seulement la guerre « au terrorisme ».

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Written by Gavroche

8 août 2016 at 11 h 07 min

Pour Houria Bouteldja, lettre ouverte à Serge Halimi

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A propos de votre critique (parue dans le dernier numéro du Diplo, et réservée aux abonnés) du livre de Houria Bouteldja Les blancs, les juifs et nous. Vers une politique de l’amour révolutionnaire.

Tout d’abord, parler du « petit monde intellectuel et médiatique » au sujet de Houria Bouteldja et de son livre, paru aux éditions La Fabrique (au passage, merci à Eric Hazan pour son ouverture d’esprit) m’a juste fait sourire.

Parce qu’à mon sens, Houria Bouteldja est loin de faire partie de ce monde-là (Eric Hazan non plus) elle y est même plutôt persona non grata. C’est vade retro satanas pour la plupart des gens, même et surtout pour ceux qui ne se sont pas donné la peine de la lire.

En parlant du petit monde intellectuel et médiatique, peut-être évoquiez-vous, outre Pascal Bruckner, tous les autres éditocrates qui, comme la plupart des intellectuels (« de gauche » ou non) auraient pu avoir une (saine?) réaction à ce livre que comme eux, vous n’envisagez que comme une « provocation » (vous employez d’ailleurs ce mot à plusieurs reprises) ce qui est pour le moins réducteur.

Vous titrez votre article « Ahmadinejad, mon héros », c’est au pire une insinuation malhonnête (rejoignant en cela la plupart des critiques de ce livre, mais passons), au mieux une pure contre-vérité au sujet du contenu du livre.

Vous m’avez habituée à autre chose, et je trouve ça dommage. Je tenais donc à vous faire part de quelques remarques.

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