LES VREGENS

Quand l’intelligence rencontre la connerie

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PETIT BILLET DU JOUR, JUSTE POUR LE PLAISIR (Merci à Zoze pour l’info)

Vous le savez peut-être, un certain BHL s’en est pris à Me Dupond-Moretti à la suite de son interviouve par le dénommé Demorand.

Eh oui, ces gens-là « touittent », à défaut de réfléchir.

Siné, putain, tu nous manques !

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Written by Gavroche

15 novembre 2017 at 17 h 48 min

A mes camarades Danièle Obono et Houria Bouteldja

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En lisant l’avalanche d’articles et de sujets de radio-télé sur le nouveau sujet à la mode « de l’écriture inclusive », censée « redonner une vraie place aux femmes », j’ai repensé à mon billet sur la suppression du mot « mademoiselle » dans les formulaires officiels (A lire ici : Mademoiselle vous dit merde ) et à celui, plus récent, sur le « harcèlement » (ici : le féminisme des politiques, y’a vraiment de quoi rire).  Même ceux que j’aime s’y sont mis (et je mets dans la liste un certain nombre de femmes, évidemment).

Et ça m’agace (le mot est faible) profondément.

Oui, je suis une femme, mais je n’écrirai jamais les employés.es ou les salarié.es, parce que pour moi, c’est une évidence : quand j’écris « les salariés », je pense à tous ceux (et celles) qui bossent tous les mois pour pouvoir manger. Malgré leur différences, ils sont exactement les mêmes. Généralement payés une misère pour des boulots de merde.

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État de droit ou loi du talion ?

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Comme vous le savez sans doute, nous v’là avec un état d’urgence gravé désormais dans le marbre. Sans que nul ou presque ne s’émeuve. Macron nous avait prévenus, sous forme de pirouette, (c’était le 20 septembre, à Nioullorque) en déclarant qu’il avait décidé (qui c’est le chef, hein?) « qu’on allait sortir de l’État de droit ».

Alors, il y a quelques mois, avant de partir en claquant la porte, en effaçant toute ma prose, j’avais commis un billet sur Médiapart (en pdf ici : La peur et l’ignorance) à propos du « monstre » du 13 novembre.

Condamner et punir oui, mais est-ce suffisant ? Ne faut-il pas surtout, comprendre pourquoi et comment un être humain (car c’en est un, malgré tout) pouvait commettre de tels actes. Comprendre, justement pour éviter d’autres victimes.

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Où atterrir ?

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D’aucuns me reprochent quelquefois le ton de mes billets ici. Il faut bien le dire, souvent ni très marrants, ni très optimistes sur l’avenir du monde, de la planète, et par extension, de l’humanité.

Alors, j’ai lu ce matin le dernier billet de Fabrice Nicolino sur son blog, et je constate qu’il pense comme moi. Comme moi, c’est la « tempête sous un crâne », et depuis un bon moment.

L’heure est grave, nous dit-il, et comme pour le reste, nos « représentants » (et leurs larbins dans la presse avec) s’en tamponnent grave.

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¡Visca Catalunya lliure!

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Les récents événements en Catalogne m’ont irrésistiblement fait penser à l’histoire de la grenouille dans l’eau froide. Vous connaissez la suite.

Et aussi à La stratégie du choc, celle qui se met peu à peu en place dans nos contrées européennes.

Au début, je n’avais pas d’idées préconçues sur l’indépendance ou pas de la Catalogne, même si j’ai eu quelques copains qui se revendiquaient calatans : justement, je pensais que c’était à eux de décider, et que ça ne me concernait pas. Je ne suis ni catalane, ni espagnole. Après tout, qui sommes-nous pour dire aux catalans ce qu’ils doivent décider ?

Mais comme tout le monde, j’ai assisté à la répression féroce des électeurs pacifiques qui tentaient juste d’aller voter…

Et puis, j’ai vu les réactions de la « communauté internationale » : Macron, Trump, Juncker, Merkel… et même celles, entre deux eaux, des liders de la gauche dite radicale, comme Iglesias ou Mélenchon… qu’on a connu avec une vision politique plus affûtée. Mais passons.

J’ai lu les articles de la presse vendue aux milliardaires dont l’unanimisme anti indépendantiste m’a paru très sujet à caution, pour ne pas dire franchement suspect.

D’aucuns prétendaient que la seule raison d’un vote indépendantiste serait la volonté de ne plus être « solidaire » des autres régions. Une explication un peu simple, voire simpliste.

Car pour la Catalogne, l’écart de PIB (avec l’Espagne) n’est que de 20 % : dans le cas d’une éventuelle indépendance, le bénéfice serait nul, l’Etat catalan devant supporter des coûts d’entretien et de gestion qui ne lui incombaient pas auparavant. Les gens n’agissent-ils qu’en fonction de leur portefeuille ? Franchement, ça m’étonnerait beaucoup.

D’autres parlaient « d’unité nationale », et de frontières prétendument intangibles (à croire que les nationalistes n’étaient finalement pas ceux qu’on croyait), ce qui est parfaitement ridicule, quand on regarde le passé : dans ce cas, il faudrait donc rendre l’Ukraine, l’Estonie, et les autres pays baltes à la Russie, et reconstituer la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie…et même pourquoi pas, recoloniser les pays d’Afrique. Par exemple.

Certains ont même osé écrire que les indépendantistes catalans seraient animés de « l’intention » de « rejouer la grande scène de la martyrologie républicaine… »

Coco, tu sais ce qu’ils te disent, les martyrs républicains ?

Alors, j’ai cherché. J’ai tenté de comprendre. Et l’histoire de la Catalogne est instructive.

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Written by Gavroche

30 octobre 2017 at 15 h 41 min

Le « féminisme » des politiques, y’a vraiment de quoi rire…

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Depuis une dizaine de jours, après « l’affaire » Harvey Machin, on ne cause plus que de harcèlement sexuel dans les médias. Droite et gauche, journalistes, rézosocios, tout le monde s’y met. Alors, y’a pas de raison, je donne mon sentiment, « mitou ». Même si je ne suis probablement pas dans l’air du temps.

Ben oui. Y’a pas que dans les cités pourraves ou chez les muslims que des saloperies ont lieu à l’encontre des femmes. Sauf que chez les pauvres, on appelle ça « harcèlement », et chez les autres « dérapages ».

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Written by Gavroche

22 octobre 2017 at 10 h 38 min

A propos de l’article d’Aude Lancelin

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J’ai lu hier cet article d’Aude Lancelin chaudement recommandé par un de mes amis, qui au passage, ne pourra plus dire que j’ignore ses recommandations…  (à vrai dire, je l’aime bien, la dame. Faut dire qu’elle est la compagne de Frédéric Lordon, et que j’avais lu son dernier livre, Le Monde libre, avec intérêt).

Un article certes bien écrit.

Mais :

– même s’il n’est pas inintéressant, mon principal reproche est qu’il ne raconte rien que nous ne sachions déjà.

– et qu’il exonère quelque peu beaucoup les journalistes de leur responsabilité.

Car à quoi bon parler à longueur d’articles et de journaux télévisés de « responsabilité » (celle des pauvres, celle des chômeurs, celle des jeunes de banlieue (aka les musulmans tous terroristes) qui font rien qu’à pas vouloir s’intégrer, celle des riens, et autres feignants, celle des jaloux (© Macron, ça vient de sortir), si on s’estime soi-même une « victime » et qu’on n’entend être responsable de rien ?

la plupart des journalistes n’ayant pas une claire conscience de l’idéal professionnel qu’ils sacrifient en se faisant les défenseurs d’un système des médias devenu profondément vicieux dans son fonctionnement, et dangereux dans ses implications démocratiques. La plupart n’agissent pas avec l’intention de nuire. Eux-mêmes sont en effet devenus, via l’instruction reçue dans les écoles de journalisme, ou la formation sur le tas dans les open spaces des rédactions contemporaines, le produit d’une vision javélisée de ce métier qui ne leur permet plus d’accéder au sens que celui-ci pouvait avoir, lorsque la grande presse d’opinion existait encore.

En clair, ils ont fait Sciences-Po et les écoles de journalisme, et sont formatés, les pôvres. C’est pas leur faute. Ben voyons. Et ça me fait penser, que moi aussi (parfaitement) j’ai fait Sciences-Po. A Aix. C’est vrai que je n’ai tenu qu’un an. Faut dire que Patrick Menucci (ben oui, le petit gros qui prétend aujourd’hui à la mairie de Marseille) était sur le banc avec moi. Forcément, une telle promiscuité, ça donne pas envie. Bref. Je ne suis pas devenue socialiste, et je ne n’appelle pas Laurent Delahousse ou Catherine Matausch, heureusement pour moi.

Plutôt que des Judas, beaucoup de journalistes sont en effet désormais des estropiés de ce système. Si on laisse de côté la fine pellicule des éditorialistes surpayés et fanatiquement dévoués à la perpétuation de ce dernier, la précarisation galopante de la profession est désormais une réalité.

Et on passe de « la plupart » à « beaucoup »… Pour passer dans la suite du texte à « les journalistes ».

Quant à la « fine pellicule » des éditorialistes et autres présentateurs de jités… Sont-ils les seuls à défendre « le système ? J’ai quand même des doutes. En lisant les articles de la PQR (qui doit regorger de smicards) ou même ceux des journaux nationaux bien installés…

Normalement, on a ce que l’on appelle le libre arbitre. On a le choix (en principe). Et surtout, on a eu le bac, on a fait des études dites supérieures, on est censé avoir une culture. Oui, c’est un gros mot, aujourd’hui. On est censé écrire sans faute d’orthographe, ni de grammaire. On est censé avoir lu et écouté. On est censé être curieux. Méfiant. On est censé chercher, croiser les sources.

Alors expliquer l’apathie (pour le moins) de presque tous les journalistes par une espèce d’harmonie préétablie leibnizienne, pardon, mais ça me fait doucement rigoler. D’abord parce que l’explication est un peu courte (sans doute que citer Leibniz fait sérieux) et ensuite, parce qu’effectivement, les milliardaires propriétaires attendent bel et bien « un retour sur investissement », la presse n’étant pour eux qu’une entreprise comme une autre , même si elle est aussi un bel instrument de propagande pour défendre leurs intérêts, et ceux des politiques qui sont à leur service.

D’ailleurs, l’ordonnance du 26 août 1944 avait pour objectif de sanctuariser la presse vis-à-vis des puissances de l’argent et de l’influence de l’État, tout en assurant l’indépendance des journaux et leur transparence, afin que la presse devienne « une maison de verre ». La Fédération nationale de la presse française (FNPF), adopte en novembre 1945 une « Déclaration des droits et des devoirs de la presse », qui affirme que « la presse n’est pas un instrument d’objet commercial mais un instrument de culture ».

La presse a pour mission de « donner des informations exactes, défendre des idées, servir la cause du progrès humain ».

(Source : wikipédia)

Un peu plus loin, Madame Lancelin donne un exemple plus concret des raisons de l’apathie (pour le moins) des journalistes : ils se taisent, parce que oui, faut bien manger et payer son loyer à la fin du mois. Et ça, c’est rédhibitoire, et … parfaitement compréhensible aux béotiens que nous sommes.

Enfin, curieusement, elle ne parle pas de ce qui reste du service public : où là aussi, même si les milliardaires ne sont pas (officiellement) aux manettes, les journalistes sont aux ordres. Avec une bonne vieille recette pour endormir le populo, occuper l’antenne avec une « info » qui n’intéresse pas grand monde, un exemple parmi d’autres, le jité d’hier soir (je sais, je me fais du mal) :

– Harvey Machin qui a sauté un max de starlettes (comme si Hollywood découvrait … l’Amérique)

– les incendies en Californie que y’a beaucoup de morts et de disparus (dans le pays le plus puissant du monde, mais ça on le dit pas)

(à croire que c’est le jité des US)

– le sport (cocorico on a gagné, ou snif bouh, on a perdu)

– on est pas si mal chez nous, vu que c’est pire ailleurs : les gens meurent à Raqqa (et désormais les syriens sont appelées « forces démocratiques » et plus « valets à la solde de Bachar »).

– et nous, on a eu Jean Rochefort que peuchère il avait vachement la classe

– Macron a traité les autres de jaloux, et ça a (paraît-il) suscité « des commentaires » (mais on ne saura jamais lesquels),

etc.

Bref. On a beau être dans un pays démocratique (rire … jaune), on en est pas moins en prison.

 

Written by Gavroche

15 octobre 2017 at 11 h 35 min