LES VREGENS

Archive for the ‘Proche Orient’ Category

Deir Yassin Gaza

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Il y a quelques mois, j’avais regardé la dernière saison de l’excellente série Un village français.

Dans l’un des derniers épisodes, Rita, la maîtresse juive tant aimée du collabo Marquetti, et son compagnon Ezechiel, juif lui aussi, tout deux miraculés, survivants de la Shoah, émigrent en « terre promise ». Nous sommes à l’été 1948.

Avec des rêves au cœur d’une nouvelle vie, des champs de citronniers et d’oliviers.

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Written by Gavroche

15 mai 2018 at 11 h 18 min

Les Palestiniens ont-ils une âme ?

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Je n’ai que très peu parlé de Gaza ici. Trop de textes, d’articles, et d’images dans la tête.

 

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Un peu écœurée aussi de l’attitude des gouvernements occidentaux, unis comme un seul homme pour « le droit d’Israël à se défendre », et donc justifiant l’offensive sur Gaza, même si leurs déclarations furent assez hypocritement émaillées d’appels au cessez-le-feu, et au « sens de la mesure ». Bombarder, assassiner, oui, mais « modérément ».

 

 

Le « sens de la mesure », alors que nos amis amerlocains viennent de réapprovisionner Israël en munitions (ils en manquaient, vu le carnage) quelques heures après avoir « fermement condamné » le bombardement d’une école… Vous avez dit hypocrisie ?

Et puis, un peu partout, ont été publiés des « appels à la paix », émanant d’à peu près tout le monde, y compris des juifs ou des israéliens. Comme la chanteuse israélienne Noa, qui évidemment, consacre « 5 minutes pour Israël, 5 minutes pour les Palestiniens ».

La même qui avait pourtant écrit, en 2009, une lettre ouverte aux Palestiniens : Je ne peux que souhaiter pour vous qu’Israël fasse le travail dont nous avons tous besoin qu’il soit fait, et finalement vous débarrasse de ce cancer, ce virus, ce montre appelé le fanatisme, aujourd’hui, ayant pour nom le Hamas.

Et même de la part de certains intellectuels « arabisants » comme Karim Daoud ou Mohamed Kacimi, dont l’article, que je trouve personnellement assez répugnant, paru dans le Monde, est repris par à peu près tous les sites qui soutiennent Israël :

 

Pour lui, la cause palestinienne pourrait bien être devenue le sixième pilier de l’islam, et nous, contraints d’afficher urbi et orbi notre solidarité avec le peuple palestinien, sous peine d’être jetés à la foule… Et plus loin : loin d’être une cause politique, la Palestine est devenue un défouloir collectif, on arbore son nom, on le crie dans les rues arabes et dans les mosquées quand on sent que la virilité arabe est en cause.

On ne saurait être plus élégant, et ce « conflit », entre une armée surpuissante et quelques militants dérisoirement armés, se résume pour lui à savoir « qui a la plus grosse ».

Comme lui, d’autres s’insurgent contre cette « solidarité automatique » avec la Palestine, qui nous empêcherait de soutenir le peuple syrien, ou d’autres peuples opprimés sur la planète.

Comme si l’une empêchait l’autre.

Chaque être humain a plusieurs identités. Je suis un être humain. Je suis Égyptien lorsque les Égyptiens sont opprimés. Je suis noir quand les noirs sont opprimés. Je suis juif lorsque les juifs sont opprimés, et je suis Palestinien lorsque les Palestiniens sont opprimés.

Chehata Haroun, juif, égyptien et communiste.

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Notre misérable État juif

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Je lisais ce matin l’article de Gideon Levy publié le 6 juillet dans Haaretz.

Traduit ici sur le site de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix)

Il écrit :

Les jeunes de l’État juif attaquent des Palestiniens dans les rues de Jérusalem, exactement comme les jeunes chez les gentils attaquaient les Juifs dans les rues d’Europe.

Comme lui, je me suis toujours demandé, comment un peuple (si peuple il y a, car comme l’explique Shlomo Sand, l’existence du « peuple juif » n’est basée que sur la Bible, ce qui laisse place au doute, surtout si l’on n’est pas religieux) dont les parents ont subi l’horreur de la Shoah peut traiter un autre peuple comme les israéliens traitent les palestiniens. Comment les victimes peuvent devenir des bourreaux.

Graffiti raciste à Hébron

Les israéliens traitent les arabes exactement comme les allemands les ont traités… Ils n’étaient pas des hommes, juste un peu moins que des animaux.

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Written by Gavroche

13 juillet 2014 at 11 h 29 min

Apartheid israélien

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« Officiellement », Israël , qui se revendique lui-même « État juif » … n’est pas un État raciste. Il est même selon certains « la seule démocratie du Proche-Orient ».

Une ligne de bus spécialement et exclusivement réservée aux Palestiniens vient pourtant d’être créée. Pour le gouvernement, ce n’est pas du racisme. Les Palestiniens apprécieront…

Depuis hier, les Palestiniens de Cisjordanie, dûment munis d’un permis de travail à l’intérieur de l’État d’Israël, sont entassés dans des bus spécialement créés pour «les Arabes ».

C’est le ministère des Transports israélien qui a lancé ces nouvelles lignes de bus, pour les voyages à partir du poste de contrôle Eyal, à Tel Aviv, et Kfar Saba.

Choquant ? Oui.

Mais des lignes de bus séparées existent déjà depuis quelque temps, à Jérusalem-Est, et en Cisjordanie…

En théorie, les Palestiniens qui le souhaitent ont le droit d’emprunter n’importe quel bus, mais dans la réalité, ce n’est pas le cas. Les conducteurs de ces bus déclarent que les Palestiniens qui choisissent de voyager sur les prétendues lignes « mixtes », sont gentiment invités à en descendre…

De même, même si les lignes nouvellement créées sont officiellement des lignes « normales », c’est dans les villages palestiniens de Cisjordanie que des tracts en arabe ont été distribués, invitant les Palestiniens – et eux seuls – à les utiliser…

La raison officielle de cette décision ? … les plaintes des colons devant les bus surpeuplés, qui ne coup ne marquaient plus tous les arrêts, et les tensions entre juifs et arabes, ces derniers étant censés poser « un problème de sécurité »… Ainsi que le signalement de bagarres entre juifs et arabes, et entre les Palestiniens et les conducteurs qui refusaient de les laisser monter.  Être obligés de voyager avec les araboushim, ça le fait pas.

Légalement, il n’existe aucun moyen pour empêcher les Palestiniens de monter à bord des bus « normaux »… Mais pour les chauffeurs de la société Akifim, qui exploite ces lignes, «nous ne sommes pas autorisés à refuser le service, et nous ne pouvons pas ordonner à quiconque de descendre de l’autobus, mais d’après ce qu’on nous a dit, dès la semaine prochaine, il aura des contrôles, et les Palestiniens seront invités à monter à bord de leurs propres bus »…

Un autre chauffeur a déclaré que, «conduire un autobus rempli de Palestiniens peut se révéler délicat. Cela peut être très déconcertant, et il pourraient aussi créer des problèmes. C’est effrayant. »

Un article récent du journal Haaretz confirme que, si la discrimination n’est pas « officielle », les incidents sont monnaie courante : ainsi, si les fonctionnaires de police de Cisjordanie (appelée Judée-Samarie par les Israéliens) prétendent que « rien n’a changé », que « les Palestiniens ont le droit d’emprunter n’importe quel bus », selon de nombreux témoignages, les Palestiniens continuent d’être éjectés des autobus « normaux ».

Et l’apartheid est bien réel : points de contrôle distincts, cartes d’identité avec la mention de la « race », « permis de travail », et itinéraires des bus, différents selon qu’il sont prévus pour les juifs ou pour les arabes… Ce n’est un secret pour personne, la plupart des juifs israéliens sont pour la ségrégation ethnique. Lorsque le contrôle militaire et l’occupation sont la norme, il est «naturel» que la réalité s’impose de facto dans la loi…

Written by Gavroche

5 mars 2013 at 18 h 39 min

Rachel Corrie, 10 avril 1979 – 16 mars 2003

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Mardi dernier, à Haïfa, un tribunal israélien a rejeté le recours au civil des parents de Rachel Corrie, écrasée par un bulldozer de l’armée israélienne dans la bande de Gaza en 2003.

Une enquête (militaire, on est jamais si bien servi que par soi-même) avait déjà « innocenté » l’armée israélienne, la bien mal nommée « Tsahal »…

Le juge a ainsi qualifié la mort de Rachel Corrie « d’incident regrettable » et estimé qu’elle ne résultait pas d’un « acte intentionnel ». Il a estimé que l’Etat israélien n’était pas responsable dans la mesure où le décès s’était produit en temps de guerre.

Il a ajouté que les militaires avaient fait de leur mieux pour maintenir les manifestants à l’écart du site. « Rachel Corrie ne s’est pas tenue à distance de la zone comme toute personne réfléchie l’aurait fait. »

Rachel Corrie était une jeune Américaine comme les autres. Elle aurait pu vivre une existence sans histoire à Olympia, dans l’État de Washington, dans le Nord-Ouest des États-Unis. Mais cette jeune femme, étudiante en arts plastiques, benjamine d’une famille de trois enfants, voulait aussi faire quelque chose de concret de sa vie. Lors de sa quatrième année d’études, elle décide de rejoindre l’International Solidarity Movement, une ONG palestinienne, qui regroupe des pacifistes de Palestine et d’ailleurs, et qui œuvre pour la liberté en Palestine et la fin de l’occupation israélienne. Cette organisation, non-violente, multiplie les opérations symboliques sur le terrain. En 2003, Rachel Corrie participe à un voyage à Gaza, dans le but d’organiser un jumelage entre sa ville, Olympia, et le ville palestinienne de Rafah.

Sur place, elle participe aux manifestations de l’ISM, et le 16 mars 2003, avec d’autres militants pacifistes, elle se place comme bouclier humain sur la route d’un bulldozer Caterpillar employé par l’armée israélienne pour démolir la maison d’un médecin palestinien, suspecté de cacher des armes, à Rafah.

Selon Huwaida Arraf, cofondateur de l’ISM, interrogé le jour de sa mort par CNN, la jeune femme se tenait devant le bulldozer quand celui-ci a foncé sur elle, l’a écrasée, avant de revenir en arrière, lui roulant dessus à nouveau. Pour d’autres témoins, toujours cités par la chaîne américaine, Rachel aurait perdu l’équilibre avant que le bulldozer n’arrive sur elle et lui passe sur le corps malgré les cris des autres manifestants. Alice, une de ses amies, présente sur les lieux, a expliqué que le conducteur du bulldozer l’avait forcément vue avant de l’écraser.

Selon un autre témoignage, le conducteur du bulldozer ne pouvait pas ignorer la présence de Rachel Corrie, vêtue d’un gilet orange fluo, et munie d’un mégaphone.

Récit :

Rachel se tenait devant la maison d’une famille avec laquelle elle avait des liens étroits. Elle y avait dormi plusieurs nuits et ces trois mois, différents américains ou européens y restaient chaque nuit.

Rachel était nettement visible pour le conducteur du bulldozer. Il n’y a aucune possibilité pour qu’il ne l’ait pas vue. Elle portait une veste orange fluo. Nous étions huit au total sur les lieux, quatre Américains et quatre Britanniques.

Il y avait deux bulldozers et un tank.

Notre groupe s’était déployé parce que les bulldozers attaquaient une grande surface qui comprenait trois maisons toujours occupées par des familles.

Rachel se tenait là, seule, parce qu’elle s’était occupée de cette famille et parce qu’elle pensait avoir raison.

Les destructions de ces maisons par les bulldozers étaient et sont illégales.

Alors qu’il s’approchait de plus en plus de Rachel, le bulldozer a commencé à pousser la terre sous ses pieds. Elle avançait péniblement pour rester sur le dessus du monticule qui grossissait rapidement. A un moment elle s’est retrouvée assez haut, presque sur la pelle. Assez près pour que le conducteur la regarde dans les yeux.

Elle a alors commencé à s’enfoncer, avalée dans le monticule de terre sous la pelle du bulldozer.

Il ne s’est pas arrêté ou n’a même pas ralenti. Il a continué à avancer, sa pelle au niveau du sol, jusqu’à ce qu’il lui passe entièrement dessus.

Alors il s’est mis en marche arrière, la pelle toujours au niveau du sol, et lui est repassé dessus.

Pendant tout cette scène d’horreur, nous sept hurlions et criions « Arrêtez » tout en courant vers l’endroit.

Rachel gisait sur le sol, tordue de douleur et partiellement enterrée. Sa lèvre supérieure était lacérée et saignait abondamment.

Elle a dit une seule chose : « Je me suis cassé le dos ».
Après ça elle ne pouvait plus dire son nom ni même parler. Nous l’avons soutenue et lui avons dit de se détendre.
Je lui ai demandé de serrer ma main, et elle l’a fait, montrant qu’elle pouvait nous entendre.
Je lui ai demandé de respirer avec moi et elle l’a fait : inspire, expire, inspire, expire. Nous lui avons tous dit que nous l’aimions.

Voici l’histoire :

Rachel Corrie n’est pas morte sur le coup. Victime d’une hémorragie interne, elle sera transférée à l’hôpital le plus proche avant de décéder des suites de ses blessures. Elle avait 23 ans. Ne l’oublions pas.

Le site de l’ISM France

Written by Gavroche

30 août 2012 at 16 h 32 min

Un parmi d’autres, ou Comme il vous plaira

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toujours tout re-questionner

C’est compliqué à résumer, mais vous l’avez voulu, hein !

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Written by florence

24 décembre 2011 at 14 h 56 min

L’actualité m’emmerde ou le décryptage d’un jité au hasard

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Décidément, l’actualité m’emmerde.

Hier, au jité :

  • Le feuilleton de la « primaire socialiste » continue … En prime taïme, on annonce le « grandébat », entre Martine, digne fille de Jaques Delors (l’un des initiateurs du « tournant de la rigueur » à partir de 1982) censée représenter la « gauche » dure, et Hollande, dit « Flamby », qui lui, serait plutôt l’incarnation de la « gauche » molle, malgré son régime …

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La nausée

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Décidément, Pierre André Taguieff, grand défenseur de l’état raciste d’Israël, n’en rate pas une dans le registre de la dégueulasserie.

Rappelez-vous, c’était en 2000, après la fameuse « affaire Mohammed al- Durah », ce petit garçon assassiné par les militaires israéliens, sous l’œil des caméras de France 2, Monsieur Taguieff avait alors comparé le journaliste Charles Enderlin (pourtant l’honneur de la profession) à Goebbels…

Rappelez-vous, c’était en octobre 2010, il avait déjà bavé sur Stéphane Hessel à la suite de la sortie d’Indignez-vous.

Comme le dit Le Comité de Salut Public, Pierre-André Taguieff est un homme petit…

Comme le dit l’ami Seb Fontenelle, quand on lit la prose de ce petit tout petit asticot, tout frais pondu d’une mouche, il nous vient la nausée.

Et vous savez ce qui vous reste à faire avec le « journal » Marianne où Monsieur Taguieff vient de déposer une nouvelle fois son étron : envelopper le poisson. Et encore, si vous ne craignez pas de vous empoisonner.

Du grain à moudre sur Médiapart.

Written by Gavroche

3 octobre 2011 at 12 h 46 min

La misère est à nos portes, on s’en fout, c’est bientôt Noël

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Des années que ça dure… Dans l’indifférence générale. Et soudain, d’un coup, on ouvre les yeux.  On s’aperçoit que des gens meurent, par centaines, à nos portes…

Voilà ce que j’ai lu aujourd’hui sur le site de Celestissima :

250 migrants Africains, dont 74 Erythréens voulant rejoindre l’Europe afin de demander l’asile politique sont détenus depuis un mois dans le désert du Sinaï  par des trafiquants. Ils sont menacés de mort s’ils ne payent pas chacun la somme de 8000 euros.

L’ultimatum expire aujourd’hui, le 5 décembre 2010, dans la totale indifférence internationale.

Seules des ONG italiennes se se sont jusque là préoccupées du sort des prisonniers. C’est en effet une conséquence directe de la criminelle politique d’immigration menée par Berlusconi. Depuis les accords italo-libyens, sur le contrôle de l’immigration clandestine, les migrants arraisonnés en méditerranée ou arrêtés, sont enfermés dans des centres de rétention en Libye, autrement dit, dans des prisons. C’est pour échapper à la police de Tripoli et se réfugier en Israël que les 250 migrants ont chacun payé 2000 euros à des passeurs. Mais ceux-ci n’ont pas respecté le marché  et retiennent le groupe en otage.

Six migrants ont déjà été exécutés. Il semblerait aussi que les ravisseurs aient déjà emmenés quatre autres personnes dans l’incapacité totale de payer  afin de les contraindre à une ablation d’un rein.
Ce qui indique aussi une monstrueuse complicité avec des structures médicales.
Le père Mussie Zerawi, président de l’association des droits de l’homme Habeshia est en contact téléphonique avec certains otages, les témoignages qu’il rapporte sont glaçants:

« Ils ne nous donnent pas d’eau potable » raconte une femme, nous sommes enchainés comme des animaux » et encore « Certains d’entre nous sont grièvement blessés, ils ont besoin d’être immédiatement soignés, ils ont la tête fracassée et les membres rompus. L’autre soir, quatre d’entre nous qui n’ont aucune famille pouvant payer la rançon ont été emmenés. On va leur prélever un rein pour le vendre. D’autres ont été marqués au fer rouge pour les obliger à téléphoner à leurs familles pour demander de l ’argent.  L’ultimatum est pour dimanche, après, ils nous ferons disparaître. » «Nous sommes enchainés, depuis trois jours nous n’avons rien à manger. Sauvez-nous

Finalement EveryOne, une organisation de défense des droits des humains a fait savoir à l’ONU qu’elle avait déterminé le lieu où sont détenus les otages. Le rapporteur de l’ONU chargé de lutter contre le trafic des êtres humains a confirmé que ce drame serait traité en priorité. D’après l’Ansa, le Mossad aurait aussi été alerté afin d’éviter que les ravisseurs empruntent les tunnels qui joignent l’Egypte et la Palestine.

source: Il Fatto Quotidiano, la Repubblica, Everyone, Tolerance, Fortress Europe, Diritto di critiqua , Informare per resistere

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Boycott Israël…

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Malgré les dénégations de l’Etat qui s’appelle lui-même « Etat juif », peu à peu sont révélées au monde toutes les horreurs commises par la prétendue « Tsahal » à l’encontre des palestiniens… « Tsahal » en hébreu, ça veut dire « armée de défense »…

La semaine dernière, dans le silence assourdissant de nos journaux télévisés, c’était le bateau humanitaire « Irène », qui a été « arraisonné », en violation des lois internationales. Tout ça parce qu’il était venu « provoquer » la marine israélienne… En tous cas c’est ce qu’on peut lire par exemple, sur le site de l’UJPF (Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France, si, si, ça existe…)

Censément, d’après eux, cela se serait passé « sans violence » …

Parce qu’évidemment, du côté des humanitaires, venus avec de dangereux jouets pour les gamins de Gaza, la chanson n’est pas tout à fait la même. Deux personnes qui étaient à bord racontent…

En souvenir de Rachel Corrie

Plus aucune vidéo n’est donc visible, sauf celle dûment autorisée par l’armée.

Et puis aujourd’hui, on a appris que deux lampistes allaient payer (un peu) pour montrer combien Israël est un pays démocratique, qui punit les méchants qui n’ont jamais reçu l’ordre d’aller massacrer des vieillards, des femmes et des enfants. Ils ont agi d’eux-mêmes, ces inconscients.

Voici le texte de la dépêche de presse :

Deux sergents de « Tsahal » ont donc été reconnus coupables cet après-midi, par une cour martiale israélienne, d’avoir forcé, lors de l’offensive « Plomb durci » en janvier 2009 à Gaza, un enfant palestinien de neuf ans à fouiller des sacs qui pouvaient contenir des explosifs.

Les deux militaires de la brigade d’infanterie Givati avaient pris avec leurs hommes le contrôle d’un immeuble de Tel Al-Hawa, dans les faubourgs de la ville de Gaza, le 15 janvier 2009, sous le feu de combattants palestiniens.

Rassemblant les habitants de l’immeuble, ils avaient découvert des sacs suspects dans une salle de bains et avaient contraint l’enfant, sans aucune protection, à aller voir ce qu’ils contenaient, se servant de lui comme d’un « bouclier humain ».

Le petit garçon, terrifié, avait ouvert un premier sac mais avait refusé d’en prendre un autre. Hors d’eux, les soldats l’avaient attrapé sans ménagement et avaient même ouvert le feu, mettant en danger tous les civils présents, ont précisé les trois juges de la cour martiale.

Cette affaire rappelle une ancienne pratique de l’armée israélienne, aujourd’hui interdite, qui consistait à demander à des passants ou à des voisins d’aller frapper au domicile d’un suspect, avant que la patrouille intervienne elle-même.

Plusieurs camarades des deux sergents mis en cause étaient venus assister aux débats sur la base militaire de Kastina. Ils portaient des chemises avec le slogan « nous sommes des victimes de Goldstone » – référence au rapport de l’Onu rédigé par le juriste sud-africain Richard Goldstone sur l’offensive israélienne de décembre 2008 et janvier 2009 dans la bande de Gaza.

Soyons rassurés, donc, ces pratiques sont « anciennes »… Jamais aujourd’hui les valeureux militaires israéliens ne porteraient des tee-shirts comme ceux-là… Aujourd’hui, ils sont juste de malheureuses victimes de l’antisémitisme du juge Goldstone, et de la communauté internationale tout entière...

Il paraît que c‘est la condamnation la plus grave prononcée jusqu’à présent pour des actes commis par des militaires durant l’opération Plomb durci. Les deux soldats encourent jusqu’à trois ans de prison, selon le quotidien israélien « Yediot Aharonot ».

En attendant, Mairead Corrigan Maguire, Prix Nobel de la Paix, a été arrêtée vendredi à son arrivée à l’aéroport Ben Gourion, mise en détention, et va être expulsée d’Israël, pour sa participation à la Flottille pour Gaza ce printemps…


Et chez nous, en France, des militants sont poursuivis par NOTRE justice, pour avoir osé appeler au boycott d’Israël…

Voilà, c’est dit. Et si je suis poursuivie moi aussi, pensez à venir m’apporter des oranges, mais pas israéliennes. Merci.